Share
recherche avancée

EX : membre, droit bancaire, statuts etc

  • Vous êtes ici :
  • Accueil
  • > Les actualités
  • > One of our members obtains important judgment from the European Court of Human Rights on 19 January 2017
Share

One of our members obtains important judgment from the European Court of Human Rights on 19 January 2017

English

By Caroline Mecary

The LABORIE spouses came to see me in 2011, because the Public Prosecutor of the First Instance Court in Nantes refused to proceed to the transcription of the birth certificates of their two children, born in Ukraine, because of suspicion of surrogacy.

I therefore brought an action before the First Instance Court of Nantes who rejected my demand of transcription on 10th November 2011.

I then appealed before the Court of Appeal of Rennes who, on 8th January 2013, confirmed the refusal of the First Instance Court of Nantes.

Exceptionally I did not refer to the Court of Cassation to exhaust domestic remedies, since on 6th April 2011 the said Court of Cassation had rendered three judgments in which it held that the transcription of birth certificates of children born through surrogacy was not possible.

This is the reason why I appealed directly to the European Court of Human Rights on 2nd July 2013.

The European Court in its judgment rendered on 19th January 2017, validated my analysis concerning the exhaustion of domestic remedies and condemned France because of its refusal of transcription against children born through surrogacy.

This judgment brings an important point in matter of French law, to the extent that the European Court implicitly says that parentage between the child and the parent of intention (non-biological parent) should be established, either by recognition of paternity, either by possession of status, either by paternity investigation (Art. 327 of the Civil Code).

French Translation

Les époux LABORIE sont venus me consulter en 2011, car le Procureur de la République près du Tribunal de grande instance de Nantes a refusé de procéder à la transcription des actes de naissance de leurs deux enfants, nés en Ukraine, en raison d’une suspicion de GPA.

J’ai donc saisi le Tribunal de grande instance de Nantes qui a rejeté ma demande de transcription le 10 novembre 2011.

J’ai saisi la Cour d’appel de Rennes qui, le 8 janvier 2013, a confirmé le refus du TGI de Nantes.

De manière exceptionnelle, je n’ai pas saisi la Cour de cassation pour épuiser les voies de recours internes, car le 6 avril 2011 ladite Cour de cassation avait rendu trois arrêts, aux termes desquels elle avait jugé que la transcription des actes de naissance d’enfants nés dans le cadre d’une GPA n’était pas possible.

C’est la raison pour laquelle j’ai saisi directement la Cour Européenne des Droits de l’Homme le 2 juillet 2013.

La CEDH dans son arrêt du 19 janvier 2017, valide mon analyse sur l’épuisement des voies de recours et condamne la France en raison du refus de transcription qui est opposé aux enfants nés dans le cadre d’une GPA.

Cet arrêt apporte une précision importante au regard du droit français, dans la mesure où la CEDH dit implicitement qu’il faudra que le lien de filiation entre l’enfant et le parent dit d’intention (parent non biologique) puisse être établi, soit par une reconnaissance de paternité, soit par la possession d’état, soit par une action en recherche de paternité (article 327 du code civil).

Haut de page